| L’accès à une source d’énergie fiable et bon marché reste problématique au Burundi. Or du fait de ses spécificités distinctes, l’énergie tient une place importante dans le développement économique et la réduction de la pauvreté. Elle peut être utilisée comme bien de consommation finale ou comme facteur de production ou encore comme bien de consommation intermédiaire. L’incapacité du pays à fournir des services énergétiques suffisants et fiables constitue une contrainte majeure pour la transformation de son économie. Les services énergétiques défectueux dans la plupart des régions réduisent également le niveau global d’investissement du secteur privé, ce qui impacte négativement sur le climat des affaires. Au regard de ces conditions, il est clair que les objectifs de croissance et de développement risquent d’être sérieusement compromis. Beaucoup reste donc à faire pour traiter les problèmes en suspens dans le secteur énergétique, notamment renforcer les capacités existantes, améliorer les performances au plan technique et financier et accroître le niveau et la qualité du service. Le Gouvernement du Burundi vient d’adopter son document de Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté seconde génération (CSLP II), où le renforcement de l’offre d’énergieest une priorité importante. Selon les prévisions de la REGIDESO, le déficit en énergie électrique continuera à augmenter au cours des prochaines années dans la mesure où les investissements préconisés ne pourront pas produire d’énergie supplémentaire avant 2015. Les objectifs de la Vision 2025, du CSLPII, de la Stratégie Nationale pour le Développement durable du Tourisme, de la Stratégie pour le Développement du Secteur Privé et de la stratégie prévue pour l’intégration régionale de Burundi, ne peuvent pas être atteints sans des changements radicaux dans la production et l’accès à l’électricité. Les changements climatiques montrent l’urgence de développer des initiatives vertes et la hausse des prix des hydrocarbures montre la nécessité de chercher l’énergie alternative pour rassurer un accès stable et abordable à l’énergie.
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| L’objectif principal du document de plaidoyer est de motiver le secteur privé à venir au Burundi. Le document doit cibler les investisseurs nationaux et étrangers en montrant les possibilités d’investissement dans l’énergie renouvelable au Burundi et au niveau régional, et informer sur les processus administratives, législatives et financiers y relatif. Une multitude des analyses et des études sur le secteur énergétique au Burundi existent, l’information doit être synthétisée pour intéresser les investisseurs. Le consultant doit appuyer une équipe technique en résumant les besoins en énergie et les possibilités de développer les projets énergétiques dans l’horizon courte de 2012-2016, et l’horizon long de 2012-2025, en se basant sur la Stratégie Nationale et les études existantes. Plus concrètement, le document de plaidoyer doit élaborer les sujets suivants : - Montrer le rôle de l’énergie propre pour le développement durable pour tous ;
- Faire l’état de lieu de la situation énergétique au Burundi ;
- Description des opportunités concrètes et leur plan de financement ;
- Information sur le processus administratif, législative et financier ;
- Identification des partenaires nationaux au Burundi ;
- Identification des partenaires internationaux au Burundi ;
- Contact et information au gouvernement pour les investisseurs potentiels.
Dans l’horizon court (2012-2016) et l’horizon long (2012-2025), le document doit : Décrire le rôle de l’énergie propre pour l’économie verte et le développement durable pour tous : - L’importance de l’accès à l’énergie pour la lutte contre la pauvreté le développement du secteur privé ;
- Les conséquences des changements climatiques au Burundi, le rôle de l’énergie propre dans ce contexte ;
- La volonté du gouvernement de renforcer l’accès à l’énergie renouvelable (le plan d’actions du MEM).
Décrire la situation énergétique au Burundi – besoins, défis, risques et opportunités :
- Créer une Vision pour le développement de l’énergie renouvelable l’hydroélectricité, l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l'énergie géothermal ;
- Faire une analyse de la demande de l’énergie chez 1) le secteur privé 2) le secteur publique 3) Les ménagés privés. Les grands projets qui ont besoins d’une large quantité d’énergie (comme l’extraction de nickel) doivent être mentionnés ;
- Faire une analyse des besoins aux régions urbaines contre ruraux ;
- Faire une analyse des besoins d’infrastructure.
Montrer les opportunités concrètes, au niveau national et régional :
- Les nouveaux projets envisagés qui demandent des études de faisabilité, ou qui demandent de mettre les études de faisabilité à jour ;
- Les projets dont des études de faisabilité existent. Faire un résumé des pré-diagnostiques existants, principalement dans l’hydroélectricité, mais aussi dans l’énergie solaire/éolienne/géothermale ;
- La réhabilitation de centrales existantes ;
- Les mini- et microcentrales ;
- L’aménagement du réseau national.
Informer sur le processus administratif, législatif et financier :
Administratif - La durée et prédictibilité des procédures administratives ;
- Etablissement et opérationnalisation d’un projet ;
- Processus de décisions fiable et transparent.
Législatif - La compétence nationale à développer des partenariats public-privé au niveau national/régional ;
- Législation nationale pour la mise en œuvre et le respect des contrats, fiabilité de législation (Concession Agreements, Power Purchase Agreements) ;
- Transparence.
Financement - La rentabilité des investissements : Pouvoir d’achat, le prix d’électricité, garanties des prix/vente, le prix long terme, feed-in tariff, projections de vente et cash-flow, mobilisation du capital local, fluctuations du taux d’échange ;
- Accès au « crédits carbone » et autres mécanismes similaires ;
- Mécanismes de financement public.
Citer les partenaires nationaux au Burundi :
- Identification des partenaires nationaux, de leurs forces et de leurs faiblesses.
Citer les partenaires internationaux au Burundi :
- Identification des partenaires internationaux et leurs appuis potentiels aux investisseurs (atténuation des risques, financement multiple, subvention, assistance technique, garanties, etc.)
Identifier les sources d’information :
- Développer un organigramme des acteurs clés, y compris gouvernement et partenaires ;
- Mettre à disposition l’information nécessaire pour développer un site internet pour les investisseurs ;
- Donner des conseils stratégiques pour professionnaliser le dialogue du gouvernement vers les investisseurs.
Un document de plaidoyer est développé en deux versions, une version courte et une version longue. - Les documents doivent stimuler des investissements au secteur énergétique de Burundi et assurer une bonne communication aux investisseurs potentiels ;
- Le document de plaidoyer donne une vision claire du rôle de l’énergie renouvelable dans la consommation énergétique au Burundi, et facilite le dialogue entre les investisseurs et le gouvernement du Burundi ;
- Le document explique aux investisseurs, de manière claire, concise et cohérente, les opportunités qui existent dans l’hydroélectricité, l’énergie solaire, l’énergie éolienne et l’énergie géothermale ;
- Le document répond aux questions administratives, ainsi qu’aux risques perçus par les investisseurs d’une manière informative et objective, et aide les investisseurs à trouver des solutions ;
- Le document stimule les investissements du secteur privé, et permet au gouvernement, au secteur privé et à la population burundaise de profiter d’un meilleur accès à l’énergie propre, permettant un développement durable au Burundi.
Le document sera produit en deux versions, une version courte et une version longue. En collaboration avec l’équipe technique, le consultant fera les rapports et les présentations suivants : - Document d’établissement à remettre 3 jours après le démarrage du travail qui fournira d’amples éclaircissements sur le plan de travail, le calendrier et présentera la documentation à sa disposition. Il fera des recommandations quant aux variations (modifications) par rapport au plan de travail initial ;
- Documents provisoire (version courte et longue) à remettre dans les 3 semaines à partir du début de la mission et à présenter au groupe sectoriel énergie pour commentaires. Les documents traiteront tous les aspects spécifiés dans les termes de référence comprenant les données d’entrée ;
- Documents définitifs à remettre 2 semaines après la réception des commentaires des parties prenants sur le rapport provisoire. Ces documents devront intégrer les réponses à toutes les questions soulevées par rapport aux documents provisoires, et être validés dans le groupe sectoriel de l’énergie ;
- Une présentation officielle des documents finals sera faite en août 2012.
Le consultant doit travailler en étroite collaboration avec l’équipe technique mise en place par le Ministère de l’énergie et des mines (MEM), avec la participation des membres 1) du Ministère de l’Energie et des Mines 2) du Ministère de l’Eau, l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme 3) du Ministère du Commerce, de l’Industrie, des Postes et du Tourisme 4) du Ministère à la Présidence en Charge de la Communauté Est Africaine et 5) le PNUD. Des réunions hebdomadaires doivent être tenues pour fixer les orientations de la mission, rendre compte de l’état d’avancement et incorporer les commentaires des parties prenantes. Ainsi, les candidat(e)s intéressé(e)s sont invité(e)s à soumettre une proposition technique (bref exposé de la méthodologie/approche à appliquer pour exécuter le travail) ainsi qu’une proposition financière détaillée. L’évaluation des propositions se déroule en deux temps. L’évaluation de la Proposition technique est achevée avant l’ouverture et la comparaison des propositions financières. La proposition technique est évaluée sur la base de son degré de réponse aux termes de référence. La proposition financière des soumissions ne sera considérée que pour les Soumissionnaires qui remplissent les critères requis et ayant obtenu au moins un score de 70% après l’évaluation de son offre technique. Lors d’une deuxième étape, les offres financières de tous les Soumissionnaires ayant obtenu la note technique minimale de 70% lors de l’évaluation technique seront comparées. L’approche utilisée est celle du meilleur rapport qualité/prix (ou score combiné) : elle combine les qualifications des soumissionnaires ayant obtenu au moins un score de 70% à l’issue de l’évaluation de l’offre technique et sa proposition financière. La proposition financière représentera 30 % de l’ensemble des points de l’évaluation du soumissionnaire. Le marché sera attribué au soumissionnaire ayant obtenu le pourcentage le plus élevé, après la combinaison des scores de l’évaluation de l’offre technique (représentant 70% du total) et ceux de l’offre financière (représentant 30% du total). Les candidatures féminines sont vivement encouragées.
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