Au 1er janvier 2012, la République Démocratique du Congo prendra le relais de l’Allemagne et de la Guyane à la coprésidence avec l’Australie du Partenariat REDD+ qui est un cadre volontaire, juridiquement non contraignant, au sein duquel les partenaires élaborent et entreprennent ensemble des actions de REDD+. Le Partenariat REDD+ constitue une plate forme provisoire permettant aux pays partenaires d’intensifier des actions et des financements REDD+ et de prendre à cette fin des mesures immédiates, notamment en vue d’améliorer l’efficacité, la transparence et la coordination des initiatives et des instructions financiers existants pour accroître le transfert des connaissances et augmenter les compétences des pays forestiers en développement. Ce Partenariat constitue un lieu d’échange pour les discussions et la formulation des politiques et des positions qui portent sur les intérêts communs des pays ayant les forêts tropicales humides du monde. La République Démocratique du Congo assumera son rôle à deux niveaux : au niveau technique, à travers ses points focaux nationaux pour la CCNUCC et, au niveau politique, par le biais de son Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme ayant en charge les questions liées aux changements climatiques. Au niveau technique, la RD Congo et l’Australie organiseront au cours de leur copésidence du Partenariat, des réunions sur les options de financement pour la REDD+ et qui impliqueront des participants de haut profil extérieurs au Partenariat REDD+ (par exemple de grandes institutions financières, organisations philanthropiques, etc.). La RD Congo et l’Australie couvriront également les questions habituelles du Partenariat REDD+ (par exemple le budget, la base de données REDD+. Les réunions habituelles des mars et mai à Bonn (en marge des sessions des organes subsidiaires) prendront en compte les points principaux issus des discussions de Durban, tout en tenant compte de l’insistance émise par les parties prenantes de voir ces réunions se focaliser sur les facteurs de la déforestation, en plus des sujets de discussions habituelles. Le plan de travail formel de notre coprésidence portera sur les points suivants : - Réunion de Londres sur les options de financement pour la REDD+ ;
- Mise à jour des financements déboursés au titre du Fast Start ;
- Sources publiques de financement ;
- Etude de cas de réussite d’un partenariat public-privé ;
- Demande future des marchés de conformité (non volontaires) ;
- Obstacles pour les pays en développement à accéder aux financements REDD+ ;
- Obstacles pour les bailleurs de fonds dans le décaissement des financements REDD+ ;
- Arrangements que les pays en développement ont besoin de voir dans le futur mécanisme REDD+ ;
- Arrangements que les investissements ont besoin de voir dans le futur mécanisme REDD+ ;
- Table ronde sur les modèles possibles pour les arrangements de la RREDD+ (avec la participation des représentants des pays en développement, des pays développés, des investisseurs potentiels, des institutions impliquées dans l’identification des facteurs de la déforestation).
Au niveau politique, le Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme maintiendra un contrat régulier avec les organisations régionales et sous-régionales telles que la Conférence des Ministres Africains de l’Environnement (CMAE) et la Commission de l’Union Africaine qui constituent des plateformes des discussions devant contribuer à la formulation des politiques communes sur le partenariat REDD+ au sein du continent Africain. Le Gouvernement de la RD Congo, par le biais de son Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme vient de bénéficier d’un financement du Gouvernement du Royaume de la Norvège et du Programme des nations Unies pour le Développement (PNUD) en vue de renforcer les capacités techniques, opérationnelles et politiques de l’équipe congolaise dans les négociations sur les questions REDD+. Grâce à ce financement, le Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme souhaiterait s’attacher les services d’un Assistant Spécial confirmé qui assistera la coprésidence du partenariat REDD+ et disposant d’une maîtrise parfaite de l’anglais et du français.
|