| Depuis 2005, le Burundi vient de réussir deux processus électoraux consécutifs à une longue période de crise sociopolitique qui a déséquilibré tous les aspects de la vie socio-économique et politique du pays. Cette situation a affecté l’organisation et le fonctionnement de l’appareil administratif du pays à tous les niveaux. En effet, la coordination de la fonction de planification, de programmation, de budgétisation et de suivi-évaluation est parmi les aspects de l’administration qui ont été durement touchés par les effets néfastes de la crise. En conséquence, une paupérisation de la population burundaise s’est établie atteignant un taux de 69% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté en 2006. Des efforts tangibles ont été entrepris par le gouvernement à travers l’initiation et la conduite des réformes en vue de restaurer de l’ordre dans le pilotage de l’économie et l’assainissement du de la gestion des finances publics. Parmi les axes privilégiés par ces réformes figure le renforcement des capacités de pilotages de l’économie et la mise en cohérence des outils de la planification, la programmation, la budgétisation, le suivi-évaluation, ainsi que le contrôle. C’est dans le souci de conduire efficacement ces réformes qu’un Comité National de Coordination des Aides (CNCA) regroupant les institutions publiques clés en matière de coordination de l’aide (Ministère des Finances et de la Planification du Développement Economique, Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale, Ministère de l’Intérieur, SP/REFES) a été mis en place pour résoudre certains problèmes de conflits de compétences et de chevauchements identifiés. Ce Comité a été doté d’un secrétariat qui est sa cheville ouvrière. Pour renforcer le partenariat et le dialogue entre les PTF et le gouvernement, le Groupe de Coordination des Partenaires (GCP) a été mis en place. Ainsi, pour faire fonctionner tout cet arsenal de mécanismes de coordination, un fonds commun financé par certains PTF et géré par le PNUD a été mis en place pour financer les priorités nationales en matière de coordination ciblées à travers l’Addendum au Projet de Renforcement des capacités nationales de coordination pour une meilleure efficacité de l’aide. L’un des plus importants défis auxquels il faudra faire face pour atteindre les objectifs en matière d’efficacité de l’aide est le renforcement des capacités nationales de pilotage de l’économie des ministères du CNCA et des deux secrétariats permanents à savoir le Secrétariat Permanent des Réformes Economiques et Sociales (SP/REFES) et le Secrétariat Permanent du Comité National de Coordination des Aides (SP/CNCA). Ainsi, une partie du financement de l’Addendum au Projet de Renforcement des capacités nationales de coordination pour une meilleure efficacité de l’aide est réservée au recrutement d’un consultant international qui pourra appuyer l’administration burundaise à faire un diagnostic des besoins en matière de renforcement des capacités à travers les structures couvertes par ledit projet et proposer un plan d’actions opérationnel de renforcement des capacités.
|