Contexte général Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres du monde. Il est classé 183e sur 187 au monde dans l'Indice de développement humain par le PNUD en 2011. La population est estimée à 11 525 500 habitants (avec un taux d’accroissement de 3,6 %) dont 5 793 750 de femmes et 5 731 750 d’hommes. La population urbaine est estimée à 28,2%. Le PIB par habitant varie de $1,181 ($ constant de 2005) selon le PNUD à $ 256 ($ constant de 2000) selon l'OECD. Une augmentation d’environ 2% est à prévoir pour 2011 et 2012.La population vivant en dessous le seuil de pauvreté représentait 55 % en 2003. La pauvreté est principalement un phénomène du monde rural où vivent 87% des pauvres du pays. Elle pauvreté varie selon la taille des familles, le niveau d’études et le type d’activité du chef de famille. De 2000 à 2011, l’Indice de Développement Humain (IDH) est passé de 0,286 à 0,328, enregistrant ainsi une légère progression. A titre de comparaison, celui de l’Afrique subsaharienne en tant que région est passé de 0,365 en 1980 à 0,463 en 2011, plaçant le Tchad en-dessous de la moyenne régionale. L’économie tchadienne reste fortement tributaire de la production de pétrole (commerce extérieur et recettes de l’Etat) et de la pluviométrie pour le secteur agricole. Cela a expliqué une croissance élevée en 2010 qui devrait s’avérer très inférieure en 2011. Des investissements de grande envergure menés dans les infrastructures et l’industrie font espérer une hausse de la croissance en 2012 nécessaire au financement du développement et à la réduction de la pauvreté. Si l’inflation est demeurée à un niveau relativement faible en 2010 et en 2011, la cherté de la vie a fait l'objet de contestation de la part de la population qui a été confrontée à une augmentation de l’ordre de 25 à 50% pour les produits alimentaires de base. Situation actuelle dans le domaine En adoptant en juin 2003 la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté, le Gouvernement de la République du Tchad s’engageait à relever quatre défis majeurs : (i) l’extrême paupérisation qui maintenait le pays au plus bas de l’échelle du développement humain ; (ii) la faiblesse des capacités de réponse à la pauvreté ; (iii) les contraintes structurelles qui entravent l’accès de la population aux aspirations essentielles du développement humain durable et enfin (iv) l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE). La SNRP marquait aussi l’engagement du Tchad à atteindre les huit (8) Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à l’horizon 2015. La dégradation continue de l’environnement économique, politique et physique du pays et ce, malgré l’avènement de l’ère pétrolière, la baisse tendancielle de l’aide publique au développement (APD) et de l’Investissement Direct Extérieur (IDE) ainsi que les difficultés liées aux conditionnalités mouvantes pour atteindre le Point d’Achèvement de l’IPPTE, sont autant de facteurs qui ont privé le pays des ressources indispensables à la mise en place d’un tissu économique et social réducteur de la pauvreté au cours de la première phase de la stratégie (SNRP 1). Fort de ce constat, du nouvel élan insufflé par la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, et de l’engagement du Président de la République, Chef de l’Etat, qui a placé son mandat 2006-2011 sous le signe du social, le Gouvernement a entrepris l’élaboration et la mise en œuvre de la Stratégique Nationale de Réduction de la pauvreté (SNRP 2), considérée comme le cadre de référence de la politique gouvernementale et le lieu de convergence de tous les efforts pour lutter contre la pauvreté et atteindre les OMD auxquels le Tchad a souscrits. Ainsi, la SNRP 2 qui (a) analyse la pauvreté au Tchad, (b) fait le bilan de la première SNRP (SNRP1) et (c) des progrès vers les OMD, (d) définit les axes stratégiques de la deuxième stratégie, (e) a proposé deux principaux scénarios de croissance et de réduction de la pauvreté pour la période 2008-2011, et (f) défini un cadre institutionnel de la mise en œuvre de la stratégie. Aujourd’hui, dans le domaine économique, il y a une amélioration sensible des indicateurs macroéconomiques clés (voir tableau en pièce jointe). Dans le domaine social, quelques indicateurs au niveau de la santé, de l’éducation, l’accès à l’eau potable et des transports sont parlants Les dépenses de santé représentent 2,7% du PIB et l’espérance de vie à la naissance est de 49,6 ans. Le taux d’accès aux services de santé est d’environ 20%. Les indicateurs sanitaires relatifs à la santé maternelle et infantile sont alarmants au niveau national avec un ratio de mortalité maternelle de 1 099 pour 100.000 naissances vivantes et un taux de mortalité infanto-juvénile de 180‰. Le taux de mortalité chez les moins de 5 ans (pour mille naissances vivantes) est de 209. Comparés aux années antérieures à 2011, les taux d’accès aux services de santé s’améliorent, mais les autres indicateurs sanitaires ne progressent guère. Dans le secteur de l’éducation, la situation reste préoccupante : le taux d’analphabétisme des adultes (i.e personnes âgées de 15 ans et plus) a augmenté de 11 % sur la période 2003-2009, passant de 67% à 78% (source: RGPH 2009). Le Taux Brut de Scolarisation (TBS) s’est amélioré au cours de la période 2000-2011, passant de 68% à 94%, soit une augmentation considérable de 26 points, indiquant une nette amélioration de la couverture scolaire (même si cette dernière est très inégalement répartie selon les régions). Depuis plus de 10 ans, cet effort de scolarisation a pesé (et continue de peser) principalement sur les communautés, lesquelles participent à la création et à la prise en cahrge du fonctionnement des écoles. La persistance d’un faible taux d’achèvement du cycle d’enseignement primaire (TAP, 37%) couplée à une forte croissance de la population scolarisée dans le primaire (qui a doublé sur la période 2000-2010, passant de 913 500 à 1 928 000 élèves) a engendré un nombre élevé d’enfants déscolarisés estimé à 807.000 enfants pour la tranche d’âge 9-14 ans (source : RGPH 2009). Des progrès ont été enregistrés dans le domaine de l’accès à l’eau potable. Selon le Ministère de l’Hydraulique Urbaine et Rurale, le taux d’accès à l’eau potable qui était de 19 % en 1990 est aujourd’hui (2011) à 48%. Des avancées certaines sont notées dans le domaine du transport. Ainsi, le réseau routier bituminé est passé d'environ 300 km en 2000 à 1800 km en 2010. L'Union européenne a été le plus grand partenaire du Tchad en appui à l'expansion du réseau bitumé à cette période. A partir de 2011, la deuxième génération de la SNRP est arrivée à échéance. Le Tchad traverse donc un vide programmatique depuis quelques mois. C’est ainsi que pour prendre en compte les nouveaux défis dans les trois années à venir (période 2012-2015), le Gouvernement du Tchad a lancé mi-avril 2012 le processus d’élaboration d’un Plan Stratégique de Développement (PSD) en lieu et place de la SNRP III. Un Comité Interministériel pour l’élaboration du PSD 2012-2015 a été mis en place à cet effet par Arrêté n°1922/PR/PM/MPECI/2012 du 12 avril 2012 signé du Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Ce Comité a pour mission d’élaborer le PSD 2012-2015, de le faire valider et de le soumettre à l’approbation du Président de la République. Il est prévu que la version finale du PSD 2012-2015 soit soumise au Gouvernement pour approbation au plus tard le 31 octobre 2012.
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Objectif général de la mission Appuyer l’élaboration du Plan Stratégique de Développement 2012-2015.(PSD 2015-2015) Objectifs spécifiques Les objectifs spécifiques du présent contrat sont les suivants :
- veiller à la cohérence des rapports des groupes et du document PSD 2012-2015 et à la pertinence des actions retenues ;
- assurer un contrôle de qualité du document PSD 2012-2015 ;
- assurer le rôle de conseil auprès du ministère du plan de l’Economie et de la Coopération Internationale
Services demandés et résultats attendus La mission se déroulera avec la participation d’un expert senior pour appuyer l'élaboration du Plan Stratégique de Développement. Services demandés
- apporter un appui technique et méthodologique au comité technique et l’équipe du Ministère du Plan et les groupes thématiques dans les travaux d’élaboration du PSD
- appuyer la rédaction des rapports des groupes et du rapport de synthèse des travaux de groupe
- faire des propositions de schéma de rédaction et de finalisation du document de PSD
- faire l’édition finale (mise en forme du Plan stratégique de Développement).
En termes de méthodologie, l’expert devra prendre contact avec l’ensemble du dispositif mise en place pour l’élaboration du PSD. Il assistera les groupes thématiques dans les analyses complémentaires sur la base d’une recherche documentaire. Il participera avec l’équipe du plan à la rédaction du rapport de synthèse et à la finalisation du projet de Plan Stratégique de Développement. Résultats attendus Au terme de la mission, les résultats suivants sont attendus :
- Un rapport de synthèse sur la forme de pré-plan stratégique de développement est élaboré ;
- Le document final de Plan stratégique du Tchad 2012-2015 répondant aux normes est élaboré.
Durée et lieu de la mission:
- Durée prévue : 2 mois et demi de prestations de septembre à mi-novembre 2012 au Tchad
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