L’environnement naturel de la Guinée-Bissau subit un processus de dégradation multiforme continu, variant seulement en intensité. Cette dégradation met en danger le développement économique et social à moyen et long terme du pays, qui est depuis longtemps basé essentiellement sur le secteur rural. Les facteurs les plus importants qui contribuent à la dégradation des sols sont : la salinisation des sols, les feux de brousse, et le défrichement agricole qui sont liés à l’agriculture itinérante, au surpâturage, à l’utilisation excessive de bois de chauffage, à l’érosion hydrique, et à la pluviométrie irrégulière et mal répartie. La dégradation se manifeste comme : la dégradation qualitative et quantitative du couvert forestier ; la réduction de la capacité de rétention en eau des sols à cause de compactage ; la détérioration de la capacité de régénération des sols; la diminution de la fertilité des sols; la savanisation et la uniformisation des paysages et des ressources cynégétiques. En résumé, la dégradation contribue à la perte de la biodiversité et au réchauffement des sols. Nous avons deux buts qui sont souvent en conflit : de satisfaire les besoins alimentaires et nutritionnels tout en prenant en compte leur augmentation ; et d’arrêter la détérioration du capital productif, étant donné que les ressources naturelles facilement accessibles commencent à être relativement rares et que les temps de jachère, qui autrefois étaient longs, diminuent sensiblement. Pourtant, il n’existe pas de programme multisectoriel et cohérent en Guinée-Bissau, avec des priorités clairement définies. Les activités comprendront la finalisation et l’adoption du Plan national d’action pour la lutte contre désertification, le renforcement du cadre juridique et l’élaboration d’un plan d’investissement pour mobiliser des ressources financières. Ce projet est de taille moyenne et a été élaboré dans le cadre du projet portefeuille LDC-SIDS (Least Developing Countries – Small Island Developing States). L’évaluation doit prendre en compte le projet dans son ensemble, et pas seulement la composante FEM. L’évaluation finale sera menée conformément aux orientations, règles et procédures établies par le PNUD et le FEM selon UNDP Evaluation Guidance for GEF Financed Projects (2011). http://www.undp.org/evaluation/documents/gef/UNDP-GEF-Evaluation_Guidance_2011.doc
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