| Contexte et justification: A. Contexte international. Sur le plan international, la communauté internationale s’est engagée sur la voie de l’intégration du genre dans la coopération au développement et a déjà adopté toute une série de décisions et recommandations qui ont inspiré le Burundi pour élaborer ses politiques de promotion de l’égalité de genre. 1. Le Programme d’Action de Beijing qui stipule entre autre que les Etats s’engagent à : - Mettre à la disposition des femmes les ressources humaines et financières pour leur autonomisation.
- Intégrer le genre dans les décisions concernant les politiques et programmes de développement ainsi que dans la mise en place d’un financement adéquat des programmes spécifiques pour assurer l’égalité entre hommes et femmes.
- Mobiliser des ressources additionnelles, tant publiques que privées y compris les fonds issus des sources de financement novatrices.
2. La Résolution 1325 adoptée par le Conseil de sécurité des nations unies afin d’intégrer l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans les réponses aux situations de conflit et post –conflit. 3. Bien que la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide ne contienne pas de disposition sur l’égalité de genre, un consensus est acquis au niveau de la communauté internationale que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes constituent des piliers du développement et de l’efficacité de l’aide. 4. Le partenariat Commission Européenne –Nations Unies (Onu femmes) –OIT sur l’égalité des genres pour le développement et la paix dans le but d’un plaidoyer renforcé en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes dans les processus de développement nationaux et dans les programmes de coopération avec l’UE. 5. Le programme d’action pour l’intégration de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la coopération au développement de la commission de l’UE 2001-2006. 6. Les Objectifs du millénaire pour le développement. 7. La Convention sur l’Elimination de toutes formes de Discrimination à l’Egard des Femmes. B. Contexte national Le Gouvernement du Burundi est convaincu que l’atteinte du développement durable passera nécessairement par une meilleure prise en compte des besoins et aspirations différenciés des hommes et femmes, grâce à l’intégration du genre dans les politiques, programmes et projets de développement. Il s’est ainsi doté des outils stratégiques et opérationnels pour marquer sa volonté de prise en compte de la dimension genre dans ses choix politiques (CSLP, Politique Nationale Genre, plan d’action de mise en œuvre de la Résolution 1325, ...) C’est entre autres dans ce cadre qu’ à l’issue de la 4ème conférence mondiale sur les femmes tenue à Beijing, il a élaboré deux plans d’Action nationaux y relatifs et ratifié la Convention sur l’Elimination de toutes formes de Discrimination à l’Egard de la Femme dont tous les rapports exigés sont produits. Aussi un mécanisme gouvernemental en charge de la promotion de l’égalité de genre est- il en place. Le Gouvernement, en collaboration avec ses partenaires au développent vient également de mettre en place, dans le cadre du groupe de coordination des partenaires GCP, un groupe sectoriel genre. Ainsi, le genre bénéficie-t-il d’un cadre stratégique et opérationnel favorable à son intégration effective dans les politiques et programmes de développement. Du moment que la communauté internationale s’est engagée sur la voie de l’intégration du genre pour l’efficacité du développement en passant par des programmes de développement sensibles à l’égalité des hommes et femmes, le Burundi est appelé à traduire dans les faits ses engagements en mobilisant des ressources financières nécessaires pour tous les objectifs des programmes de développement formulés. Ainsi cette prise en compte doit-elle passer par les maillons de toute la chaine de gestion de l’aide : planification, programmation, budgétisation et coordination. La fonction de coordination de l’aide étant transversale comme celle du genre, devra jouer un rôle clé dans la mesure où elle est la résultante de toutes les fonctions impliquées dans la programmation et gestion de l’aide. Elle s’étend aussi bien aux aspects globaux, comme la formulation, mise en œuvre et suivi-évaluation des politiques et stratégies de développement qu’aux aspects sectoriels de politiques, stratégies et budgétisation. Le Secrétariat Permanent du CNCA, de par sa position de leader stratégique en matière de coordination de l’aide, doit s’assurer de l’intégration de la dimension genre dans les politiques, stratégies de développement ainsi qu’au niveau de la programmation financière, mobilisation et suivi-évaluation des ressources extérieures. Cela doit se faire à travers les structures du groupe de coordination des partenaires par des sessions de dialogue autour des politiques, stratégies de développement, le partage des analyses genre de ces mêmes politiques et stratégies ainsi que leur programmation financière. C’est pour répondre à ce souci de prise en compte du genre dans la coordination des aides que le SP/CNCA désire recourir aux services d’un consultant international pour évaluer les besoins de renforcement des capacités pour la prise en compte de la dimension genre dans la gestion et coordination de l’aide publique au développement.
|