Recrutement d’un consultant national pour l’évaluation finale du projet « Réintégration socio-économique des ex-combattants de Boko Haram, des victimes et des relaxés dans la région de Diffa »


Location : NIAMEY, NIGER
Application Deadline :01-Nov-21 (Midnight New York, USA)
Additional Category :Crisis Response
Type of Contract :Individual Contract
Post Level :National Consultant
Languages Required :
French  
Starting Date :
(date when the selected candidate is expected to start)
15-Nov-2021
Duration of Initial Contract :21 jours ouvrables
Expected Duration of Assignment :21 jours ouvrables

UNDP is committed to achieving workforce diversity in terms of gender, nationality and culture. Individuals from minority groups, indigenous groups and persons with disabilities are equally encouraged to apply. All applications will be treated with the strictest confidence.

UNDP does not tolerate sexual exploitation and abuse, any kind of harassment, including sexual harassment, and discrimination. All selected candidates will, therefore, undergo rigorous reference and background checks.


Background

La région de Diffa est située à l’extrême Est du Niger et couvre une superficie de 156.906km2.  Elle est limitée au sud par la frontière nigériane, et à l’Est par la frontière tchadienne. Selon le dernier recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) réalisé par l’INS en 2012, sa population est estimée à quelques 593.821 habitants. Considérant le taux de croissance démographique de la région à 4,7% constaté sur les trois dernières années, on peut estimer actuellement cette population à quelques 818.997 habitants, composée essentiellement de sédentaires Kanouri et Haoussa, et de nomades Toubous, Touareg, Arabes et Peuhls. En prenant en compte les retournés et les réfugiés de la crise de Boko Haram, la région abriterait quelques 1.050.642 personnes en 2020.

L’agriculture, l’élevage, la pêche constituent les principales activités des populations de Diffa se pratiquant dans le Bassin du lac Tchad, la rivière Komadougou Yobé, et les cuvettes oasiennes de l’ouest de la région. Le reste de la région, qui constitue la plus grande partie du territoire régional, est essentiellement à vocation pastorale avec un cheptel très fourni qui constitue une des principales richesses de la zone. La plupart de ces activités économiques qui, autrefois faisaient la prospérité de la région, sont aujourd’hui anéanties par les effets de l’insécurité résultant de la crise née des attaques de la secte de Boko Haram (BH). L’absence d’activités socio-économiques augmente le degré de vulnérabilité des ex-combattants de Boko Haram, ce qui peut les pousser à s’en prendre aux populations d’accueil.

Le taux très élevé chômage et l’analphabétisme des jeunes sont chroniques dans la région de Diffa. La majorité des jeunes de la région n’a pas été à l’école et cela se traduit par un taux de chômage assez élevé. Des jeunes ont intégré Boko-Haram à partir de différents villages dont les plus connus à l’époque étaient Dagaya, Gamgara, Boulagana, Baroua, etc. De nombreux autres villages situés le long de la Komadougou Yobé jusqu’à la zone de Mainé Soroa, ont aussi vu leurs enfants rejoindre le groupe armé après les premières attaques sur le territoire nigérien. L’enrôlement des jeunes s’est fait par une campagne de recrutement de Boko-Haram qui promettait des fortes sommes d’argents, des motos, des téléphones et d’autres avantages auxquels la jeunesse ne peut pas résister. L’organisation Boko Haram a exploité cette vulnérabilité des populations, ce qui lui a permis d’attirer et de recruter en masse les jeunes démunis et déscolarisés.

Aussi, à Diffa, la situation de la femme demeure problématique. Elles n’ont pas accès à certaines ressources stratégiques comme la terre, l’information, l’école et n’accèdent que rarement à des activités économiques de haut niveau. Elles sont en général mariées très tôt avec un taux de fécondité élevé. Elles sont très souvent submergées par les tâches domestiques et les sollicitations sociales. Cependant, elle joue un rôle important dans la consolidation de la paix et l’éducation des enfants en leur inculquant les valeurs de paix, le caractère sacré de la vie et le respect des principes et règles de vie en société.  A cet effet, les femmes doivent être impliquées dans le processus de consolidation de la paix (mécanismes d’alerte précoce et comité de paix/veille) et le désarmement volontaire car les combattants sont souvent leurs enfants, leurs maris, leurs copains.

Le projet vise à atteindre deux résultats que sont les suivants :

Résultat 1 : Les ex-combattants de Boko Haram, les victimes et les relaxés accèdent à la réintégration socio-économique, vivent dans la paix et en harmonie dans les communautés de façon autonome à travers :

  • La réintégration des ex combattants de Boko Haram et les relaxés pour vivre dans la paix et l'harmonie dans les communautés et de faço autonome.
  • La sensibilisation des ex-combattants, les personnes relaxées, victimes de Boko Haram et les populations hôtes sur les méfaits de la radicalisation, et éducation sur la citoyenneté
  • L'amélioration d'accès aux opportunités économiques mixtes mixtes des ex combattants, les relaxés et populations hôtes.

Résultat 2 : Le respect des droits humains des ex combattants et relaxés est assuré en vue d'une coexistence pacifique à travers :

  • l'assurance de procès équitables répondant aux normes internationales à l'endroit de 1200 ex combattants;
  • L'intégration du mécanisme de réparation des victimes des crimes commis par Boko Haram dans le processus législatif d'amnistie;
  • l'identification et la mise en ouevre des garanties de non reccurence et de réconciliation pour faciliter la réintégration dans les communautés.

Objectifs de l’évaluation finale

Une évaluation finale est prévue pour mesurer les résultats atteints ainsi que la pertinence, l’efficacité, l’efficience, la durabilité et l’impact de l’intervention, les bonnes pratiques ainsi que les leçons à tirer de la mise en œuvre de ce projet PBF au Niger.

Il est attendu que l’évaluation formule des recommandations et donne des orientations qui permettront d’améliorer les prochaines interventions du PBF dans le cadre de l’éligibilité du Niger au Fonds de Consolidation de la Paix.

L’évaluation devra aussi déterminer l’impact du COVID-19 en 2020 sur les interventions du Projet.

Le choix d’une évaluation externe a été privilégié afin de contribuer à assurer l’indépendance, l’impartialité et la crédibilité du processus.

Les objectifs spécifiques de l’évaluation sont donc de :

  • Apprécier la pertinence du projet par rapport aux besoins et priorités de la région en matière de sécurité, de cohésion sociale, de consolidation de la paix et de développement;
  • Examiner la stratégie de mise en œuvre adoptée, notamment le fonctionnement des mécanismes de gestion du projet ; et l’implication des parties prenantes dont les bénéficiaires;
  • Mesurer le degré de mise en œuvre du projet, son efficacité, son efficience, ainsi que la qualité des résultats obtenus;
  • Déterminer les effets du projet sur les populations bénéficiaires;
  • Documenter les succès (et pourquoi) et les résultats importants qui n’ont pas été atteints (et pourquoi) pendant la mise en œuvre du projet;
  • Identifier les leçons apprises de la mise en œuvre de ce projet;
  • Analyser les effets catalytiques des interventions, les atouts et les contraintes rencontrés lors de la mise en ouevre du projet, dégager les bonnes pratiques ainsi que les leçons à tirer de l'expérience et faires des récommandations pour la mise en oueuvre de projets futurs en lien avec la consolidation de la Paix dans la Région y compris ceux pouvant être supporté par un financement de PBF;
  • Evaluer l'impact du COVID 19 sur la mise oeuvre du projet en 2020.
  1. Objet, portée et objectifs de l’évaluation

En conformité avec la politique d’évaluation du PNUD et conformément aux dispositions de suivi et évaluation prévues dans le document de projet, la réalisation d’une évaluation finale du projet « Réintégration socio-économique des ex-combattants de Boko Haram, des victimes et des relaxés dans la région de Diffa » permettra de mesurer les progrès vers les résultats et tirer des leçons à prendre en compte dans le cadre lors des éventuels appuis futurs.

Compte tenu de ses objectifs en tant que processus d’apprentissage mais aussi de décision, l’évaluation couvrira la conception du projet, le choix des zones d’intervention et des bénéficiaires, les stratégies de mise en œuvre et de gestion, les mécanismes de suivi, la performance des indicateurs, la pérennisation des réalisations et le rapportage. Elle couvrira aussi bien les questions relatives aux mécanismes de coordination (à différents niveaux), que la cohérence interne au sein du bureau pays du PNUD, la participation des communautés ainsi que l’implication du Gouvernement du Niger. L’évaluation doit couvrir toute la durée du projet depuis sa signature.

  1. Les critères et questions d’évaluation

L’évaluation se basera sur les critères standards d’évaluation définis par l’OCDE/CAD. L’évaluation sera conduite dans l’optique de l’approche droits humains et de l’égalité des sexes. Les principales questions d’évaluation non exhaustives en lien avec les quatre critères retenus auxquelles l’évaluation devra apporter des réponses que sont les suivantes :

Critères

Questions

a. Pertinence

  • Est-ce que les objectifs du projet répondaient aux priorités nationales et aux attentes des communautés bénéficiaires?
  • Dans quelle mesure le projet contribue-t-il à l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et aux approches fondées sur les droits fondamentaux?
  • Dans quelle mesure le projet s'est-il adapté à l’évolution de son environnement. politique et sécuritaire et quelles stratégies d'atténuation des risques ont-elles été mises en place
  • Y a-t-il des risques majeurs qui n’ont pas été pris en considération par les équipes du projet ?
  • Dans quelle mesure les résultats escomptés du projet ont-ils été atteints ?
  • Quels sont les facteurs externes majeurs qui ont influencé (positivement et/ou négativement) l’atteinte des résultats attendus (y compris en termes de synergies) ?
  • Dans quels domaines le projet a-t-il enregistré ses meilleures performances ? Pourquoi ? Quels ont été les facteurs facilitants ? Comment renforcer ces résultats ?
  • Dans quels domaines le projet a-t-il enregistré ses moins bonnes performances ? Quels ont été les facteurs limitants et pourquoi ? Comment pourraient-ils être levé?

b. Efficacité

 

  • Dans quelle mesure les parties prenantes ont-elles participé à la mise en œuvre du projet ?
  • Dans quelle mesure le projet a-t-il contribué à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes?? Le marqueur de genre affecté au projet reflète-t-il la réalité??
  • Dans quelle mesure le projet a-t-il contribué cohésion sociale entre les populations hôtes et les ex combattants de Boko Haram, les victimes, les relaxés?
  • Dans quelle mesure les mécanismes de coordination et de suivi à tous les niveaux ont-ils été mis en place, ont été fonctionnels, et ont joué effectivement leur rôle?
  • Les financements mobilisés pour le projet étaient-ils suffisants pour la réalisation de toutes les activités et l’atteinte des résultats escomptés?
  • La valeur des résultats du projet est-elle à la hauteur des dépenses ?
  • Les intrants ont-ils été fournis et gérés à moindre coût? 
  • Dans quelle mesure la structure de gestion et les mécanismes mis en place ont permis d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles, accroitre les synergies et la complémentarité dans l’action?
  • c. Efficience
 
  • Dans quelle mesure le projet a été mis en œuvre dans les délais impartis ?
  • Dans quelle mesure les activités ont été mises en œuvre de la façon la plus efficiente y compris la sélection des partenaires de mise en œuvre, comparée à des alternatives possibles expérimentées dans le cadre d’autres projets ?
  • Dans quelle mesure les systèmes de S&E utilisés ont-ils permis d’assurer un suivi efficient du projet?
  • Existe-t-il des risques structurels, sociaux, politiques ou sécuritaires pouvant menacer la durabilité des résultats du projet ? Dans quelle mesure les enseignements tirés ont-ils été en permanence documentés et diffusés auprès des parties intéressées?
  • Quel a été le degré d’implication et d’appropriation du projet par les bénéficiaires, notamment la préfecture, les communes et les services techniques gouvernementaux aux différentes étapes du projet (conception, réalisation et suivi des activités en vue d'assurer leur bonne continuité)?

d. Durabilité

 

  • Quelles ont été les stratégies mises en œuvre?
  • Quelles sont les stratégies et mécanismes envisagées pour assurer la valorisation, la réplication ou l’extension des résultats atteints ;
  • Quels ont été les principaux effets catalytiques (financiers ou autres) du projet?
  • Quelles mesures pourraient être adoptées pour renforcer les stratégies de désengagement et la durabilité?

 

e. Impact

  • Dans quelle mesure le projet a-t-il contribué à la création des conditions favorables à la cohésion sociale et à la consolidation de la paix dans la région de Diffa?
  • Dans quelle mesure le projet a-t-il atteint ses objectifs (voir les objectifs dans la partie introductive)?
  • Est-ce que les résultats obtenus soutiennent la théorie du changement du projet?
  1. Approche méthodologique de l’évaluation

Pour cet exercice, le recours sera fait aux méthodes quantitatives non seulement à travers la collecte des données directes et indirectes relatives au projet et son domaine d’intervention mais aussi à travers la recherche des données qualitatives qui sois les avis provenant des partenaires et bénéficiaires, l’observation directe dans les communautés et auprès des personnes bénéficiaires. Toutes ces informations combinées avec l’informations provenant d’autres documents déjà existant permettront d’apporter des réponses aux questions d’évaluation ci-dessus décrites. La méthodologie qui sera détaillée par l’équipe de consultants devra être en ligne avec l’approche basée sur les droits humains et l’égalité de sexes. Afin d’enrichir son analyse et de disposer d’informations fiables, le consultant devra aussi trianguler les données avec les données de référence et les données collectées régulièrement par les missions de suivi.

  • Les méthodes quantitatives : celles-ci comprennent la revue des documents pertinents et l'analyse des données quantitatives disponibles dans les services publics, chez certains partenaires d’exécutions tels que les ONG ou ailleurs, basée sur des méthodes d’analyse statistique appropriées devant faire ressortir les liens entre les interventions du projet et les résultats observés. Concernant la revue documentaire, il s’agira de passer en revue les documents et rapports pertinents, notamment les documents stratégiques UNDAF, les CPD, les documents de développement politiques, PRODOC du projet et les documents opérationnels (plans annuels de travail, les rapports d’activités et de suivi semestriels et annuels), les rapports des partenaires de mise en œuvre, les rapports des différentes réunions du comité de pilotage etc. Pour ce qui est de l’analyse des données quantitatives, il s’agira de se pencher sur les données collectées régulièrement par les différents partenaires du projet. Toutes ces données viendront en complément de celles d’une enquête qui seront collectées par l’équipe des consultants dans toute la zone de couverture du projet dans le cadre de ladite évaluation.  La proportion des données secondaires et données primaires dans les résultats de recherche doit veiller à l’équilibre méthodologique de 40% chez le premier et 60% chez le second. Les données quantitatives primaires s’obtiendront grâce aux outils que le consultant développera à cet effet à partir des questions directrices.
  • Les méthodes qualitatives : elles incluront les groupes de discussion, l’observation directe ainsi que des entretiens semi-structurées avec les parties-prenantes et auprès d'informateurs clés afin de compléter les données quantitatives. Le consultant trouvera les alternatives les plus appropriées pour obtenir plus d’informations et même de renseigner véritablement la prise de décision. Ainsi divers groupes de population seront identifiés au sein des catégories de population cibles et bénéficiaires tandis que d’autres répondants viendront des ministères, des structures publiques centrales et décentralisés/déconcentrées pertinentes, des institutions partenaires d’exécution, des autorités locales etc.

Le consultant devra subtilement utiliser les différentes méthodes de collecte : revue documentaire, entretiens, discussions de groupe, observation directe, enquêtes etc. à la fois quantitatif et qualitatif qui permettent de façon objective et équilibrée d’assurer une complémentarité dans le traitement et l’analyse des informations, et d’éviter ainsi les assertions.


Duties and Responsibilities

Livrables attendus

L’équipe de consultants doit produire les documents suivants:

  • Un rapport de démarrage (10 à 15 pages) : qui présente la méthodologie d'évaluation et explique clairement comment l'approche proposée apportera les réponses aux questions et permettra d’atteindre l’objectif de l'évaluation. La note doit contenir les outils de collecte de données (quantitatives et qualitatives), les techniques d’échantillonnage et une cartographie des cibles, le plan d’analyse avec une matrice de l’évaluation reflétant les critères et les questions d’évaluation. La méthodologie comprendra également une proposition de chronogramme avec la durée de chaque activité et la soumission des livrables. Par ailleurs, il identifiera les défis ou risques potentiels susceptibles d’entraver la soumission des livrables dans les délais, ainsi que les mesures de mitigation envisagées. Ce document constituera la première base de travail sur laquelle le consultant devra s’accorder avec le PNUD.
  • Un résumé exécutif comprenant les grandes lignes des conclusions et toute information utile qui sera remis la veille du débriefing de fin de la mission d’évaluation et sera présenté par le consultant à la partie nationale et au PNUD à la fin de la mission.
  • Un premier draft du rapport : Ce rapport générera des connaissances basées sur les évidences en identifiant les lacunes aussi bien dans la conception du projet et sa mise en œuvre. Il identifiera aussi les bonnes pratiques en vue du renforcement de la programmation des projets de consolidation de la paix futurs. Par ailleurs, ce document fera ressortir la synthèse des résultats de l’évaluation des indicateurs clés de résultat. Les détails seront fournis en annexe. Ce premier draft sera partagé avec le comité de suivi technique afin de recueillir les premiers commentaires et amendements sur la qualité du travail fourni.
  • Un rapport final provisoire : Le consultant intègrera l’ensemble des commentaires pertinents reçus de toutes les parties prenantes. Ce rapport contiendra un résumé analytique de 2-3 pages présentant une brève description du contexte de mise en œuvre du projet, les objectifs de l'évaluation, un aperçu de la méthodologie, les principaux résultats, conclusions et recommandations. Les annexes du rapport incluront toutes les informations pertinentes pour l’étude mais non nécessaires dans le corps du rapport, notamment les outils de collecte de données.
  • Une version définitive du rapport d’évaluation : Après examen et approbation par le PNUD et OHCHR de la prise en compte de l’ensemble des amendements pertinents faits par les différentes parties prenantes, le PNUD validera la version reçue du document comme version définitive de l’évaluation.

Calendrier de l'évaluation

La mission durera 21 jours ouvrables:

  • 02 jours: Revue documentaire et début d’élaboration de la méthodologie (avant l’arrivée à Niamey) ;
  • 02 jours: Consultations initiales à Niamey;
  • 09 jours: Travail de terrain et analyse de données et consultation quotidienne téléphonique avec le consultant national qui sera sur le terrain;
  • 02 jours: Consultations supplémentaires à Niamey suite au travail de terrain et rédaction du résumé ;
  • 01 jour: atelier de restitution;
  • 03 jours: rapportage provisoire;
  • 02 jours: rapportage final;

Composition de l’équipe d’évaluation et compétences requises

L'évaluation sera menée par une équipe de consultants dont un internation  et un national avec l'appui d'une équip d'enquêteurs, si nécessaire.

Les consultants auront la responsabilité globale de la qualité et du respect des délais de tous les livrables de l’évaluation. Ils auront la responsabilité de proposer et de mettre en œuvre les solutions les plus adéquates pour la réalisation de cette évaluation. Les consultants seront chargés de conduire le travail sur le terrain sur la base de la méthodologie préparée pendant la phase préparatoire à Niamey et approuvée par le PNUD avant leur départ pour le travail du terrain.

L’évaluation sera placée conformément au document du projet sous la coordination de l’agence lead, à savoir le PNUD Niger. Elle sera donc sous la responsabilité du Conseiller Technique Principal de l’unité Paix et Sécurité du PNUD Niger. Le PNUD se chargera de s’assurer de la mise en œuvre de l’évaluation, de transmettre les produits de l’évaluation aux parties prenantes et aux bénéficiaires et de recueillir, compiler et transmettre leurs observations à l’évaluateur.

Le PNUD, en collaboration avec les autres parties prenantes du projet donnera aussi l’appui logistique à l’évaluation. Ceci à travers d’abord la coordination de toutes les parties prenantes concernées par la conduite de l’évaluation ; ensuite l’Organisation et la supervision de la présentation des résultats de l'évaluation à travers un atelier de restitution et enfin la Collaboration avec les autres parties prenantes dans la validation du rapport.

Arrangements de gestion

Les rôles et responsabilités clés dans les processus d’évaluation sont répartis comme suit :

Commanditaires de l'évaluation : le Senior Management du bureau pays du PNUD et du OHCHR:

  • fournir des conseils à l’évaluateur;
  • répondre à l'évaluation en préparant une réponse du Management et en utilisant les constats de manière appropriée ; 3) allouer les fonds et les ressources humaines nécessaires;
  • être responsable et rendre compte de la qualité du processus et des produits de l’évaluation;
  • recommander l'acceptation du rapport final.

En tant que commanditaire de cette évaluation, le rôle principal du PNUD est de fournir un soutien stratégique, financier et administratif. Le PNUD doit aussi mener l’ensemble de la coordination afin de gérer tout le processus d’évaluation avec le consultant. Le PNUD et le HCR devront aussi s’assurer de la dissémination et de l’utilisation des conclusions et des recommandations de l’évaluation afin de renforcer l’apprentissage avec les parties prenantes.

Équipe d'évaluation : Les consultants pour effectuer l'évaluation réelle, ils doivent soumettre l’approche méthodologique, collecter et analyser les données, développer le projet de rapport, la présentation Power Point et le rapport final conformément aux termes de référence.

Co-gestion de l'évaluation: Le Représentant Résident Adjoint du PNUD,  le Conseiller Technique Principal en Paix et Sécurité et le point focal suivi évaluation du PNUD pour:

  • gérer les arrangements contractuels, le budget et le personnel impliqué dans l'évaluation;
  • fournir un appui en coordination à l'équipe d'évaluation;
  • fournir à l'équipe d'évaluation l'assistance administrative et les informations et données requises;
  •  Analyser le document d’approche méthodologique et le rapport d'évaluation pour s’assurer que la version finale répond aux standards de qualité.

Ethique d'évaluation

Cette évaluation sera conduite en conformité avec les principes énoncés dans le Guide pour l’éthique de l’évaluation du Groupe des Nations Unies pour l’évaluation et le code de conduite d'UNEG pour l'évaluation dans le système des Nations Unies.

ANNEXES

Annexe 1 - Modèle de rapport d’évaluation

  1. Titre
  • Nom de l’évaluation
  • Calendrier de l’évaluation et date du rapport
  • Pays de l’intervention d’évaluation
  • Nom des consultants
  • Nom de l’organisation initiant l’évaluation
  • Remerciements
  1. Table des matières
    • Inclure les encadrés, schémas, tableaux et annexes avec les références des pages.
  2. Liste des acronymes et abréviations
  3. Résumé analytique (une section indépendante de 2-3 pages y compris les principales conclusions et recommandations)
  4. Introduction
  5. Description de I’ intervention
  6. Etendue de l’évaluation et objectifs
  7. Approche et méthodes d’évaluation
  8. Analyse des données
  9. Déductions et conclusions
    • Résultats et conclusions globaux (y compris des réponses aux questions principales d’évaluation)
  10. Recommandations
    • Recommandations globales (y compris les recommandations produites de répondre aux questions principales d’évaluation)
  11. Enseignements tirés
    •  Sous-section spécifique y compris sur le genre
  12. Annexes du rapport
    • TDR pour l’évaluation
    • Matrice d’évaluation et instruments de collecte des données (questionnaires, guides d’entretien, protocoles d’observation, etc)
    • Liste des personnes ou groupes interviewés ou consultés et des sites visités
    • Liste des documents d’aide révisés
    • Cadre des résultats du programme
    • Tableaux de résumé des déductions et présentant les progrès réalisés vers les produits, les cibles et objectifs relatifs aux indicateurs établis
    • Cartographie des interventions prenant en compte les cibles, les zones et les activités
    • Code de conduite signé par les évaluateurs

Annexe 2 : Normes à prendre en compte pour le rapport

L’équipe d’évaluation devra produire un rapport qui répond aux standards du système des Nations Unies. Il doit comprendre les éléments suivants :

1. Résumé analytique de 2 à 3 pages qui donne un aperçu des éléments essentiels du rapport. Ce résumé peut être lu et utilisé de façon autonome tant il sera complet et concis. Il comprend :

  • Une vue d'ensemble de l'objet de l'évaluation
  • Les objectifs de l'évaluation
  • La méthodologie de l'évaluation
  • Les résultats et les conclusions les plus pertinents
  • Les principales recommandations.

2. Objet et but de l'évaluation : l'évaluation devrait décrire clairement l'objet qui est en train d’être évalué, notamment le modèle logique et/ou la chaîne des résultats attendus, les stratégies d’exécution et l'intervention, la couverture des interventions, et les principales hypothèses. Le but de l'évaluation doit être clairement défini, notamment la raison pour laquelle cette évaluation s’imposait à ce moment précis, quelles sont les informations recherchées, qui en a besoin et comment elles seront utilisées.

3. Questions et critères de l'évaluation: le rapport de l’évaluation doit préciser les questions de l'évaluation ainsi que les critères d'évaluation utilisés ou non utilisés.

4. Méthodologie: le rapport doit contenir une description claire de la méthodologie et une description complète de la participation des acteurs dans l'évaluation. Elle détaillera les données qui ont été collectées, comment elles ont été collectées et par qui, les limites possibles de l’évaluation, etc. avec un accès sur le genre.

5. Résultats de l’évaluation devraient porter sur les critères d’évaluation ainsi que les critères transversaux (le genre, les droits humains, la gestion axée sur les résultats). Les résultats seront objectivement présentés avec des données et preuves. Les limites/gaps dans les données ainsi que les résultats non anticipés seront également présentés et discutés. Les raisons de non-réalisation des droits, des échecs particulièrement les contraintes récurrentes doivent être identifiées autant que possible. Enfin, les résultats doivent être présentés avec clarté, logique et cohérence.

6. Conclusions devraient porter sur les objectifs d'évaluation et les questions clés, s’appuyer sur des faits et être logiquement liées aux résultats de l'évaluation et donner un aperçu sur des problèmes importants identifiés et/ou de leurs solutions.

7. Les enseignements tirés sont des contributions à la connaissance générale. Ils doivent être bien soutenus par les résultats et les conclusions présentées.

8. Recommandations: le rapport décrit le processus de l'élaboration de recommandations, notamment la consultation avec les parties prenantes et doit identifier clairement le groupe cible pour chaque recommandation et établir le lien direct entre la problématique et la recommandation et de grâce par produit

9. Annexes devraient contenir: les TDR, la bibliographie, la liste des personnes interviewées et des sites visités, des informations supplémentaires sur la méthodologie, les outils de collecte de données, etc.


Competencies

Consultant International et national

  • Excellente capacité de synthèse et de rédaction des documents;
  • Maitrise des outils de collecte et d’analyse des données socioéconomiques (qualitative et quantitative);
  • Compétence dans le domaine des entretiens/interviews en groupe ou individuel;
  • Capacité à travaille sans supervision et sous pression;
  • Bonne aptitude à travailler en équipe.


Required Skills and Experience

Education

Consultant national

  • Être titulaire d’un diplôme universitaire du niveau BAC+3 (au moins) dans les domaines des sciences sociales (développement, sociologie, économie, démographie,…), de la gestion des projets, sciences de développement,  du développement international ou tout autre domaine technique connexe.

Expérience consultant national:

  • Avoir réalisé ou participé à au moins cinq (3) évaluation de projets (socio-économique, renforcement de capacités des jeunes et des femmes, sécurité communautaire, gestion des conflits, relèvement post-conflit etc.);
  • Avoir participé à l’évaluation d’au moins trois (5) évaluations de projets de développement;
  • Avoir réalisé au moins une (1) évaluation de projet de cohésion sociale, insertion socio-économique ou sécurité communautaire;
  • Avoir au moins trois (3) expériences de collecte, traitement et analyse de données qualitatives et quantitatives;
  • Avoir une expérience au Sahel et au de préférence Niger;
  • Avoir travaillé avec les Nations Unies serait un atout.

Langue

  • Excellente maîtrise du français.
  • La connaissance des langues parlées dans la région de Diffa serait un atout.

Critères de sélection des offres

La sélection du consultant national sera faite sur la base des critères d’offre technique et offre financière suivants (50 points)

  • Diplômes: 05 points;
  • Avoir une expérience d’au moins cinq (05) années dans la mise en œuvre ou évaluation des projets (socio-économique, renforcement de capacités des jeunes et des femmes, sécurité communautaire, gestion des conflits, relèvement post-conflit etc.): 10 points;
  • Avoir de l’expérience dans la collecte, analyse et/ou traitement des données quantitatives ou qualitatives sensibles au genre et aux droits de l’homme (études, enquêtes, traitement de données) (minimum 3 évaluations):15 points;
  • Avoir de l’expérience dans la mise en œuvre des projets financés par les multinationales: 5 points ;
  • Bonne connaissance du contexte de paix et sécurité au Niger: 05 points;
  • Expérience de travail avec le Système des Nations Unies (SNU) au Niger: 05 points ;
  • Excellente maitrise du français: 05 points.

Méthode d’évaluation des offres :

Les candidatures nationales ayant totalisé au moins 35 points seront retenues.

La méthode d’évaluation qui sera utilisée est celle du meilleur rapport qualité/prix (score combiné). Il sera tenu compte des compétences et de l’expérience du consultant, de sa méthodologie de travail et de sa proposition financière.

Soumission des offres :

Soumission : le consultant devra soumettre un dossier complet comprenant deux propositions (une technique et une financière).

La proposition technique doit contenir :

  • Une copie des diplômes ;
  • Un CV détaillé ;
  • Une brève description de la méthodologie de travail indiquant les différentes étapes d’atteinte des résultats et le chronogramme (3 pages maximum).
  • Un exemple d’un rapport d’évaluation mené et écrit par le consultant ;
  • Un formulaire P11 des Nations Unies dûment rempli et au moins 3 personnes de référence avec leurs adresses mail.

Formulaire : -http://sas.undp.org/Documents/P11_personal_history_form.doc

La proposition financière :

  • Une proposition financière sur la base d’un montant forfaitaire incluant (les honoraires, et autres frais liés à la mission au Niger). Pour permettre une meilleure appréciation du montant forfaitaire proposé, le consultant doit éclater son montant forfaitaire en indiquant clairement les frais prévus pour les honoraires, les frais de voyages et ceux affectés aux indemnités journalières/perdiems.

Autres informations :

Toute candidature ne comportant pas au minimum une copie des diplômes, un CV détaillé, le formulaire P11 dûment rempli, une brève description de la méthodologie de travail, un exemple de rapport d’évaluation et une offre technique et financière sera rejetée.



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